Dans la vallée d Elinghen, sur la rive droite du chemin de fer de Boulogne à Calais, presque en face du moulin du Hure, avant d arriver au bois de Beaulieu, se trouve une carrière de pierres, où M. Accarain, directeur de l usine de Montataire, faisait extraire en 1868 de la dolomie pour les besoins de ses hauts fourneaux. Comme il arrive souvent en pareil cas, les ouvriers rencontrèrent des sépultures antiques.
Les fouilles commencées le 25 mai, furent closes le 10 juin, avec peu de succès. Sur quarante deux sépultures, toutes avaient été pillées au moyen-âge et dépouillées de ce qu elles pouvaient offrir d intéressant. Dans les tombes de femmes il n y avait plus rien que ça et là quelques grains d ambre ou de verroteries, une bague et quelques styles en bronze, oubliés par les premiers chercheurs. Dans les fosses des hommes ont été trouvés deux umbos de boucliers, deux épées, une hache, huit lances, plusieurs scramasaxes , des couteaux des boucles de ceinturon en fer et en bronze, et quelques vases en terre. Tous ces objets ont été déposés au musée de Boulogne, dont les dévoués administrateurs s attachaient alors à saisir toutes les occasions de compléter la riche collection mérovingienne de cet établissement.